1840 , Jean-Baptiste le Médecin

Le Matin : La tournée en calèche
La journée commence à 5h00 .
Jean-Baptiste enfile sa redingote sombre et vérifie sa sacoche. Pas de stéthoscope moderne ici, mais un simple cylindre de bois (le stéthoscope de Laennec) et ses lancettes pour les saignées, encore très pratiquées.
Le trajet :
Il grimpe sur sa jument pour rejoindre les hameaux isolés. Les routes sont boueuses, et il faut parfois traverser le Sichon à gué.
Les soins :
Il rend visite à un métayer atteint de "flux de poitrine" (pneumonie). Le remède ? Des ventouses et une infusion de bourgeons de sapin. Le paiement se fait souvent en nature : une douzaine d’œufs ou un fromage de chèvre.
De retour en ville vers 13h00 , il se rend à l'Hôtel-Dieu de Cusset.
L'Hospice :
L'ambiance est austère. Il y soigne les indigents, souvent victimes de la typhoïde ou de la gale. L'hygiène est rudimentaire : on ignore encore l'existence des microbes (Pasteur est alors un étudiant de 18 ans !).
Le Cabinet :
Vers 16h00 , il reçoit les notables de la ville dans son salon de la rue de l'Hospice. On y vient pour des vapeurs, de la goutte ou pour "purger l'humeur".
19h00 : Jean-Baptiste dîne d'un pâté aux pommes de terre (la spécialité locale) et d'un verre de vin de Saint-Pourçain.
L'étude :
À la lueur d'une lampe à huile, il rédige ses observations dans son registre. Il s'inquiète de la qualité de l'eau des puits communaux, pressentant un lien avec les fièvres qui frappent le quartier de la Grenouille .
