14 Mars 1885 , Félicie , boulangére ambulante

 

boulangere

 

Le Journal de Bord : 14 Mars 1885

04:00 – Le fournil de la rue de la Constitution:

Le travail commence bien avant le soleil. Félicie ne cuit pas elle-même dans un grand fournil, elle s'approvisionne chez le maître boulanger de la ville. Elle charge sa charrette : des miches de trois livres, des flûtes croustillantes et quelques « pompes aux grattons » (la spécialité locale) encore fumantes. L'odeur est si forte qu'elle pourrait réveiller tout le quartier.

07:00 – Premier arrêt : Les bords du Sichon

Elle commence sa tournée par les blanchisseuses qui travaillent déjà au lavoir. C’est le moment des nouvelles : on s'échange les potins de la veille contre une miche bien cuite. Félicie est le journal parlé de Cusset.

10:00 – Direction les hauteurs:

Elle pousse sa charrette vers les quartiers plus pentus. C’est là que le métier devient physique. Ses mollets sont d’acier. Elle s'arrête devant les petites maisons ouvrières. Ici, on ne paie pas toujours en monnaie sonnante et trébuchante ; parfois, on troque le pain contre une douzaine d’œufs ou un coupon de tissu.

12:30 – La pause à l'ombre de l'Église Saint-Saturnin :

Félicie s'accorde un morceau de fromage et un croûton de pain (un comble !). Elle observe les calèches qui passent, emmenant les riches visiteurs vers les parcs de Vichy, la ville voisine qui commence à faire de l'ombre à la vieille cité médiévale de Cusset.

15:00 – Le ravitaillement des métairies :

Elle sort un peu de la ville pour rejoindre les fermes isolées. Le chemin est boueux en ce mois de mars. Les chiens de ferme aboient, mais se taisent dès qu’ils reconnaissent le roulement familier des roues cerclées de fer de "La Micheline".

18:00 – Retour et comptes :

La charrette est vide, mais le sac de toile de Félicie est lourd de quelques pièces de bronze et de produits du terroir. Elle rentre au dépôt, nettoie sa charrette à grande eau et vérifie l'état de ses sabots de bois.

 

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