La carriére des Malavaux

Les carrières des Malavaux, situées à la sortie de Cusset sont bien plus que de simples trous dans la roche. C'est un site où la géologie spectaculaire rencontre l'histoire industrielle de la région de Vichy.
Une origine géologique explosive
Tout commence il y a environ 25 millions d'années (Oligocène). À cette époque, la plaine de la Limagne s'effondre et le volcanisme s'installe.
La rencontre du magma remontant des profondeurs avec l'eau des sédiments de surface a provoqué des explosions titanesques (phréatomagmatisme).
Ce mélange de fragments de lave noire et de sédiments clairs a donné naissance à une roche unique appelée la pépérite . C'est cette pierre, à la fois solide et esthétique, qui a motivé l'exploitation humaine.
Pendant la Première Guerre mondiale, MM. Dupré et Mercier développent l’exploitation pour les besoins de l’armée, les matériaux servant notamment à l’empierrement de routes et à d’autres chantiers militaires.
L'exploitation intensive des Malavaux a véritablement décollé avec l'essor de Vichy en tant que ville thermale sous Napoléon III.
La pierre des Malavaux a servi à bâtir les fondations, les soubassements et les éléments de voirie de nombreux édifices prestigieux à Vichy et Cusset. Sa résistance à l'humidité la rendait idéale pour les zones proches de l'Allier.
Avec le temps, la carrière s'est spécialisée dans la production de ballast pour les voies ferrées et de gravillons pour l'empierrement des routes du département.
Le site était autrefois desservi par le "Tacot", le petit train à voie étroite qui reliait Vichy à Lavoine, facilitant l'expédition des matériaux.
L'activité a commencé à ralentir au milieu du XXe siècle pour plusieurs raisons :
L'arrivée de matériaux plus légers ou moins coûteux.
La proximité de la zone urbaine rendait les tirs de mine de plus en plus problématiques pour le voisinage.
Les filons les plus accessibles ayant été exploités, le coût d'extraction est devenu trop élevé.
L'exploitation s'est arrêtée définitivement dans les années 1960-1970, laissant derrière elle d'impressionnantes falaises abruptes qui dominent le Jolan (la rivière locale).