1320 , Alix , lavandiére

 

 lavandiere

 

 

 À cette époque, Cusset est une bourgade prospère, protégée par ses remparts et dominée par son abbaye de moniales bénédictines. Le travail d'Alix est l'un des plus rudes qui soient, rythmé par le cours des rivières locales, le Sichon et le Jolan, et par le son des cloches de l'abbaye.

L'aube : La préparation de "la buée"

La journée d'Alix commence bien avant que le soleil ne se lève sur les collines du Bourbonnais.

La matinée : Le labeur sur les rives du Sichon

Une fois le linge dégrossi par les cendres, il faut le rincer et le frotter. Au XIVe siècle, il n'y a pas de lavoirs couverts en pierre comme on en verra au XIXe siècle. Alix se rend directement sur les berges aménagées du Sichon.

L'après-midi : Le séchage et la livraison

Vers midi, les femmes partagent un repas frugal sur la berge : un peu de fromage de chèvre, du pain, et parfois quelques noix ou une soupe froide.

Le soir : Un repos bien mérité

Lorsque la cloche de l'abbaye sonne les complies (la dernière prière du jour), la nuit enveloppe Cusset.

Alix rentre chez elle, le dos brisé, les genoux douloureux et les vêtements humides. Elle prépare une soupe chaude (la potée de choux et de raves), s'assoit enfin près de l'âtre et frotte ses mains meurtries avec un peu de graisse animale pour apaiser les gerçures. Elle s'endort presque aussitôt sur sa paillasse, sachant que demain, ou le jour suivant, le cycle de "la buée" recommencera.

 

 

 lavandiere

 

main

 

        accueil     choisir