1750 , " Bastien " le manouvrier

 

 

Une journée dans la vie de Jean Baptiste Morin dit " Bastien "

05h30 : Le réveil dans la pénombre  :

Bastien s'éveille dans sa modeste maison du faubourg Saint Antoine. L’air est frais, et l’odeur de la suie de cheminée imprègne la pièce unique. Il avale un morceau de pain de méteil (mélange de blé et de seigle) frotté d'ail et boit une gorgée de piquette avant de lacer ses sabots.

07h00 : L'embauche sur la place :

Il se rend près de la porte de l'Abbaye. C’est là que les propriétaires terriens de Presles viennent chercher de l'aide. Aujourd'hui, un riche bourgeois de Cusset a besoin de bras pour entretenir son carré de vigne. Bastien n'a rien à lui, si ce n'est ses mains (d'où le terme manouvrier).

12h00 : Le repas du paysan:

La pause se fait à l'ombre d'un muret de pierres sèches. Son repas est frugal :

15h00 : Le labeur sous l'effort :

Le dos courbé, Bastien pioche, déplace des pierres . À Cusset, le relief est vallonné et le travail est physique. Il surveille le ciel ; une averse de mars transformerait le sol en une boue collante, rendant la tâche deux fois plus pénible.

19h00 : Le retour aux remparts :

La journée de travail s'achève avec le coucher du soleil. Bastien touche sa maigre paye en espèces, quelques sols qui serviront à payer la taille et à nourrir sa famille. En rentrant, il s'arrête un instant pour saluer un voisin.

21h00 : La soupe et le repos :

La journée se termine autour d'une "trempée" (soupe de légumes claire avec du pain). À la lueur d'une chandelle de suif, il vérifie l'état de ses outils. La fatigue est là, mais demain, il faudra recommencer, car pour un manouvrier, une journée sans travail est une journée sans pain.

 

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